Johan Barthold Jongkind

Edouard Manet a qualifié Jongkind ((1819-1891) de

"père du paysage moderne".

Claude Monet a dit lui devoir "l'éducation définitive de son oeil".

                                                                   

                                                              Autoportrait de l'artiste - 1850

Johan Barthold Jongkind est né le 3 juin 1819 à Lattop aux Pays-Bas. Il étudie les Beaux-Arts à la Haye où il apprend la technique du dessin et celle de l'aquarelle d'après nature puis il vient s'installer à Paris en 1846 où il connaît d'abord  un relatif succès. Il loge alors place Pigalle et fréquente Eugène Isabey.

En 1851, l'Etat français lui achète la "Vue du port de Honfleur"  qu'il vient d'exposer au Salon. (La toile se trouve aujourd'hui au musée d'Amiens). Malheureusement, son goût immodéré pour l'alcool lui joue des tours. A partir de 1853, les ennuis s'accumulent et son échec  à l'Exposition universelle de 1855 le contraint à repartir aux Pays-Bas. Revenu en France en 1860 et soutenu financièrement par ses amis de Barbizon, il se fixe sur la côte normande, alternant des séjours à Trouville, Honfleur et à Sainte-Adresse, sur les hauteurs qui dominent Le Havre et la baie de la Seine.

                

                                          Port d'Honfleur - 1850

En 1863, il figure parmi les refusés du Salon en compagnie de Manet, Pissarro et Whistler. Ses toiles rencontrent néanmoins un certain succès et certaines atteignent à l'époque les 1000 francs. Eugène Boudin considère Jongkind comme un maître. Pour autant, la santé de Jongkind ne s'améliore pas malgré le soutien de sa compatriote Joséphine Fesser rencontrée en 1860 et qui ne l'a plus quitté depuis. Son système nerveux se dégrade.

                   

L'entrée du Port de Honfleur - 1863       La Seine et Notre Dame de Paris-1864

            

                           Patineurs aux environs de Rotterdam - 1868

En 1878, le couple s'installe en Isère près de Grenoble, à la Côte-Saint-André où l'un et l'autre s'éteindront à quelques mois d'intervalle en 1891, l'année de la disparition de Seurat.

           

                        Colline de la Côte Saint-André - 1882

A Paris, l'exposition qui lui rend hommage en décembre est  un succès. Huit ans plus tard, en 1899, la rétrospective organisée par Durand-Ruel consacre définitivement la place de Jongkind dans l'histoire de l'art du XIXè siècle, entre le réalisme tendre de Corot et la nouvelle vision introduite par Claude Monet. 

Jongkind avait une approche synthétique du motif. Econome dans sa gamme de couleurs, il misait souvent sur l'improvisation pour traduire le caractère fugitif d'une vision par une touche légère et rapide. Cela explique pourquoi la gouache et l'aquarelle, techniques de l'instant, lui convinrent mieux que l'huile.

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