Eugène Boudin

Eugène Boudin (1824-1898) fut surtout le peintre de la côte normande.

                     

                             Eugène Boudin en 1890

Né le 12 juillet 1824 à Honfleur, il est le fils de Léonard-Sébastien Boudin, un marin de Honfleur et de Marie-Félicité Buffet. Il a tout d'abord travaillé en qualité d'assistant dans une boutique de papetier-encadreur de la ville du Havre en 1836 avant de créer sa propre papeterie en 1844 et de trouver sa vocation de peintre. Au contact des artistes, il se met à dessiner puis est encouragé par Jean-François Millet, entre autres.

En 1851, il part étudier la peinture à Paris dans l'atelier d'Eugène Isabey et devient élève copiste au Louvre. Il approfondit son apprentissage en copiant des toiles de maîtres.

En 1857, il expose pour la première fois à Paris et  vend une vingtaine de toiles aux enchères dans la ville du Havre.

En 1858, il initia Claude Monet au plein air.

En 1859, il se fait remarquer au Salon où il expose sa première toile : " Le pardon à Sainte-Anne-la palud".

    

                      Le Pardon à Sainte-Anne-la Palud

En 1861, il rencontre Corot qui le surnomme "le roi des ciels" tant le regard de l'artiste est pointé vers le ciel lorsqu'il peint, observant les moindres changements atmosphériques et les couleurs du ciel selon les heures de la journée.

Plus fluide que Courbet et plus sensible aux variations de la lumière,  il fut remarqué et salué en 1874 lors de la première exposition impressionniste chez le photographe Félix Nadar comme un précurseur par la jeune génération (mais il ne se considèrera jamais comme tel). Peintre de marines, il s'intéresse à la mer et encore plus aux jeux de lumière. C'est peut être le premier à inventer cette "touche vibrante", cet effet "d'inachevé" qui tente de rendre compte des variations infinies des éclairages normands... les nuages n'en finissent pas de jouer sur les plages de la Manche ! Une tâche d'ombre au large, un rai de lumière par ici, un banc de brume qui se déchire par là, dévoilant soudain l'autre rive de l'estuaire de la Seine...

  

             Bénerville                    Trouville - Impératrice Eugènie              Le port maritime

Eugène Boudin aime ce défit ... Il n'apprécie guère les ateliers et les écoles mais il y compte de nombreux amis. A la ferme Saint-Siméon, une auberge sur les hauteurs de Honfleur, tenue par la mère Toutain, il côtoie Courbet, Diaz, Corot, Daubigny, Jongkind, Whistler, Sisley, Monet, Bazille et Renoir.

C'est à cette époque qu'il visite les Pays-Bas, la Flandre, le sud de la France et l'Italie, ce qui lui permet de découvrir les différents courants du 19e siècle.                                  

De retour à Paris, il expose au Salon de 1881 une toile intitulée "la Meuse à Rotterdam" qui lui permettra d'obtenir la médaille de la troisième place :

                             

                                               La Meuse à Rotterdam

A l'Exposition Universelle de 1889, il obtient la médaille d'or pour deux de ses toiles, "Un coucher de soleil et marine" et "Les lamaneurs" :

                       

                                        Un coucher de soleil et marine  

                 

                                                     Les lamaneurs

En 1892, il s'installe près de Nice. La même année, il est sacré Chevalier de la Légion d'Honneur par le peintre symboliste Pierre Puvis de Chavannes.

Jusqu'en 1895, il se rendra régulièrement à Venise, en quête d'inspiration et peindra de nombreux tableaux dont la Place Saint-Marc, le Canal vénitien...

 

                                            Place Saint-Marc

                               

                                             Canal vénitien                     

  

                       Venise, la Salute et le Grand Canal - 1895

 

Le 8 août 1898,  l'artiste s'éteint à Deauville dans sa villa où il a souhaité revenir pour contempler la mer une dernière fois mais il repose au cimetière Saint-Vincent-de-Montmartre à Paris.

                            

Jusqu'à ses derniers jours,  Eugène Boudin aimera peindre "léger". 

Son secret, c'était la mobilité. ...Un petit parasol, un tabouret pliant, deux ou trois toiles de format moyen et l'oeil en éveil...Boudin installait son chevalet et se mettait au travail ! 

                            

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