Bazille et Caillebotte

                           Frédéric Bazille (1841-1870)

                               

Frédéric Bazille  fut tué en novembre 1870 durant la bataille de Beaune-la-Rolande. Il avait vingt-neuf ans.

Fils d'un riche viticulteur de l'Hérault, il avait rencontré Renoir et Monet à l'atelier Gleyre en 1862.

La brièveté de son activité (qui ne durera que 7 ans !) ne permet pas de jugement définitif sur son oeuvre. On peut noter toutefois l'influence de Manet et peut-être encore plus celle de Monet. Bazille travailla d'ailleurs beaucoup avec Monet. Il partageait avec lui un atelier rue Furstenberg et l' acccompagna à Chailly-en-Bière, près de Barbizon en 1863 et en 1865, puis à Honfleur à partir de 1866.

                     

                                   L'atelier rue Furstenberg - 1865    

       

                                  L'atelier rue de la Condamine - 1870

De son oeuvre, on retiendra surtout "Réunion de famille" où l'artiste a peint, en 1867, les membres de sa famille  au cours d'un séjour estival dans la maison familiale près de Montpellier (se représentant lui-même debout à l'extrémité gauche du tableau) ou encore "l'Ambulance improvisée", la "Vue du village Castelnau".

        

                                             Réunion de famille - 1867

                    

L'Ambulance improvisée (Monet blessé à l'hôtel du lion d'Or à Chailly-en-Bière)- 1865 

                            

                            Vue du village Castelnau - 1868 


 

                     Gustave Caillebotte (1848-1894)

                        

Gustave Caillebotte semble avoir davantage marqué l'histoire de l'art par son activité de mécène et de collectionneur que par son oeuvre de peintre. De son propre aveu, Caillebotte se tenait en retrait du groupe : "J'essaie de peindre honnêtement pour être digne d'être accroché dans l'antichambre du grand Salon où seront exposés les Renoir et les Cézanne". Riche, généreux et homme de goût, il fut pour les peintres auxquels il se joignit un ami dévoué dont il appréciait l'aide. Sans sa générosité, certaines expositions impressionnistes qu'il a financées n'auraient sans doute pas pu avoir lieu.   

Devenu rentier à la mort de son père à l'âge de 25 ans, en 1873, il prétendit peindre en amateur éclairé, ce qui ne l'empêcha pas d'exposer à cinq ou six expositions impressionnistes. Ses toiles les plus connues sont : "Les Raboteurs du parquet" toile très critiquée à l'époque et réfusée au Salon de 1875 en raison de son réalisme cru, présentée à la seconde exposition impressionniste en 1876 en même temps que "les Repasseuses" de Degas" ne sera pas mieux perçue : "une peinture claire comme le verre, bourgeoise, à force d'exactitude (Zola)" est pourtant exposée, de nos jours,  au Musée d'Orsay ; le "Déjeuner", comme son nom l'indique, met en scène le déjeuner de la mère et du frère du peintre, tous deux servis par leur valet de chambre  dans la salle à manger de leur hôtel particulier, Rue de Mirosmesnil, "Mort prématurément",  "Canotiers ramant sur l'Yerres" (1877), et "Rue de Paris. Temps de pluie" (1877). 

            

                                   Les Raboteurs du parquet - 1875

         

                                                Le "Déjeuner" - 1876

          

                       Les canotiers ramant sur l'Yerres - 1877

           

                  Rue de Paris, Temps de pluie (esquisse) - 1877)

En 1894, il décéda d'une congestion cérébrale à lâge de 45 ans.

Gustave Caillebotte légua sa collection à l'Etat soit 67 peintures. Après trois ans de tergiversations, l'Etat en accepta une trentaine qui entrèrent au Musée du Luxembourg. Aujourd'hui, une grande majorité d'entre-elles font partie de la collection du Musée d'Orsay

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site